Petit histoire

Petit historique du C.T.V.

C’était le 1er juillet 1948 quand, dans la Salle des Artisans, rue de Sales, s’est réuni un groupe de Valdôtains dans le but de constituer le « Comité des Traditions Valdôtaines ».

À ce propos un comité provisoire avait été nommé, chargé d’établir les articles fondamentaux du Statut et de préparer les élections du Bureau de direction.

Cinq jours plus tard, le 6 juillet, ce comité provisoire c’est de nouveau réuni pour établir et présenter à l’assemblée générale ses propres Statuts.

Enfin, le 22 du mois de juillet, sous la Présidence de M. Paul Contoz et du secrétaire M. Italo Cossard, l’Assemblée proclama élus pour le Bureau, outre aux déjà nommé Contoz et Cossard, les MM. Gustave Alliod, Octave Bérard, Baptiste Brunod, Mario Certan, Albert Deffeyes, Constantin Duc, ainsi que Madame Arbaney.

Les premiers commissaires aux comptes furent M. Collé et M. Gal.

Le Bureau ainsi constitué se réunit de nouveau, le 5 août 1948, pour nommer les charges à son intérieur :

  • Président : le colonel Octave Bérard
  • Vice-Président : Paul Contoz
  • Secrétaire : Italo Cossard
  • Vice-Secrétaire : Mario Certan
  • Trésorier : Gustave Alliod

À peine constitué, le Bureau institua des Commissions, avec les responsables respectifs :

  • pour la Commission des Traditions Religieuses, le chanoine Joseph Bréan.
  • pour la Commission du Patois, Mme Anaïs Ronc Désaymonet
  • pour la Commission de la Propagande, M. Jean Frassy
  • pour la Commission des Arts populaires et de la littérature valdôtaine, les professeurs Amédée Berthod et André Ferré
  • pour la Commission de défense du paysage et des monuments, l’ingénieur Lin Binel.

C’est ainsi qu’au bout d’un mois et quelques jours, le C.T.V. est muni de tous ses organes pour pouvoir régulièrement fonctionner. « Et quand on dit que les Valdôtains sont incapables de s’organiser ! » a écrit à propos notre cher Aimé Chenal « Il a suffi d’une poignée d’hommes décidés et désintéressés, le plus souvent presque inconnus jusqu’alors, mais animés du feu sacré du véritable patriotisme, pour créer en quelques semaines une des plus belles associations valdôtaines de l’après-guerre »

À la réunion successive, Mme Désaymonet, la Tanta Neïsse bien connue dans les milieux patoisants de l’époque, proposa d’adopter comme emblème du C.T.V. le chardon sauvage. Son projet fut accepté, mais il n’aura pas de suite : le « lion rampant » reste le signal de rassemblement de tout bon Valdôtain, quel que soit sa pensée politique.

Comité des Traditions Valdôtaines

Toujours sur proposition de Tanta Neïsse, la Commission du Patois fut renforcée par plusieurs collaborateurs : le professeur André Ferré, l’avocat Constantin Duc, le poète Marius Thomasset et l’instituteur René Willien. Les deux premiers décèderont trop vite ; le troisième aura quelques années de plus, mais son âge déjà assez avancé l’isolera de ses amis, seulement Willien, accomplira en faveur de la langue valdôtaine l’important travail que nous connaissons tous.

Ainsi, depuis 1948, le C.T.V. représente le lieu des retrouvailles et de l’amitié d’un très grand nombre de Valdôtains et Valdôtaines.